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micah p. hinson

  • Micah P. Hinson

    S'il y a bien un gars qui m'énerve, c'est le petit Micah P. Hinson. Déjà, pour commencer, chaque fois que je dois voir le bonhomme sur scène, il s'est fait porter pale, Monsieur n'aime pas l'avion parait-il. Ensuite, le jeune homme enchaîne 3 merveilles d'affilée et encore, je mets de côté le tout aussi bon EP " the baby and the satellite" avec ses 8 titres repris d'une seule traite à la fin. Oui, le jeune homme, malgré un look bien sage, est pour le moins décalé. bref, revenons à nos moutons, donc Micah P. Hinson and the gospel of progress, Micah P. Hinson and the opera circuit et Micah P. Hinson and the red empire orchestra (comment rallonger une note à l'excès !) sont tellement bourrés de qualités, de talents et de toutes ces choses (sans oublier ces somptueuses pochettes au passage) qu'on ne pouvait attendre la suite qu'avec impatience voire plus. Un mec qui chante comme ça à même pas 25 balais, on attend en effet de voir ce que l'approche de la trentaine va lui apporter de plus, des expériences douloureuses, des gonzesses qui se barrent, des moments de folie qui irrigueront sa plume déjà bien acérée. Au final, depuis 2 albums, faut croire que la gonzesse ne s'est pas barrée, qu'elle paye même le loyer sans doute, voire même parfois elle fait le ménage et lui lit le journal.

    Déjà, l'année dernière, notre ami nous pond comme tout le monde un album de reprises, la fausse bonne idée, et en plus, le jeune homme ne se foule pas, des titres hyper connus de Dylan, Cohen (Suzanne, voyez le niveau d'originalité !), les Beatles, Neil Young....bref, inutile et décevant.

    Cette semaine, sort son nouvel album : Micah P. Hinson and the Pioneer saboteurs, et comment dire, après l'avoir acheté (ça doit être ça qui m'énerve) et 3, 4 écoutes, l'objet déçoit. pour commencer, la pochette est moins belle que les précédentes et je plains la jeune fille lorqu'il a fallu retirer le scotch, ensuite, la musique, ben, l'album commence comme les autres, très instrumental, bourré de cordes mais tout ça sonne moins bien, comme une redite un peu palichonne, ensuite, Micah s'énèrve, tente de bouleverser son univers mais là encore, on reste sur sa faim.Micah P. Hinson est comme un oiseau mazouté, les yeux vers le ciel, mais les ailes trop lourdes pour décoller.

    Forcément, comparé à la production lambda en 2010, ça reste au dessus du lot, mais ce gars là, bon dieu, il peut tellement faire mieux !

    Il suffit que je réecoute "the day Texas sank to the bottom of the sea" issu de son 1er album pour me dire que je n'ai pas pu me tromper.