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loveless

  • My Bloody Valentine

    Il est temps que je fasse preuve de méthodes et d'organisation sur ce blog tenu en dépit du bon sens. C'est pour cette raison que tous les mardis, vous aurez droit à une note thématique, à savoir "mardi, c'est shoegazing".

    Bon, déjà pour commencer, le shoegazing c'est quoi : c'est un style musical né dans le début des années 90 (mes 20 ans, quoi) en Angleterre (where else ?), qui consiste à couvrir la mélodie de la chanson et les vocaux par des couches de guitares à l'aide de distorsion et de fuzz, les mauvaises langues diront, et je ne leur donnerai pas tort au fil des semaines, que c'est surtout faire du bruit pour masquer une incapacité à écrire une chanson correcte. N'empêche, les meilleurs dans ce style, et je commence par les meilleurs, à savoir My Bloody Valentine ont bouleversé et bouleversent encore mon petit coeur d'indie kid, fan de bruits et d'univers soniques harmonieux et inventifs.

    Shoegaze, en traduction frenchie niveau sixième, c'est "qui regarde ses pompes". En effet, tous les guitaristes de ces groupes passent leur temps à mater leur pédale d'effets, d'où le terme inventé par un journaliste très imaginatif du NME. Vu qu'en général, ces musiciens n'ont ni un look, ni un physique de stars, ne pas voir leur minois n'est pas bien génant.

    My Bloody Valentine, dans le style et au delà, c'est les meilleurs, sexy, inventifs, cinglés et jusqu'au boutistes (ça ne fait que  18 ans que j'attends que Kevin Shields se décide enfin à donner une suite à l'immense Loveless) et pour moi, un groupe aussi important que le Velvet, les Beatles et Bob Dylan.

    Je ne vous raconte même pas comment je suis excité rien qu'à l'idée de les voir à St Malo cet été, une preuve encore une fois que la route du rock  est le meilleur festival du monde !