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tortoise - Page 2

  • David Pajo

    David Pajo s'est fait connaître d'abord au sein de Slint puis avec Tortoise, on fait pire sur un CV, surtout si on rajoute aussi sa participation à For Carnation et Palace, entre autres. On l'excusera facilement de s'être fourvoyé au côté de l'ignoble Billy Corgan le temps d'un unique album sous le nom de Zwan, puisque, sous diverses appellations et sous différent formats (Papa M, Aerial M, Pajo) il prouve en solo qu'il est l'un des guitaristes les plus talentueux des années 90. Au fil des années, il abandonne de plus en plus la richesse et le foisonnement du post rock pour s'engager vers une voie acoustique et dépouillée proche en cela de son pote Will Oldham ou de Bill Callahan, le talent de chanteur en moins, si je peux me permettre.

    Il y a quelques mois, il a sorti un épatant mini album de reprises des Misfits, groupe trash punk américain. En extrait, "where eagles dare" pour faire de beaux rèves suivi de l'original pour se réveiller en fanfare :

     

  • Tortoise

    C'est les vacances et il fait beau et chaud. Et moi, quand c'est l'été, j'écoute du post rock ou du math rock, genre Slint ou Tortoise, allez savoir pourquoi.

     

    J'ai découvert Tortoise en 96 avec la sortie de "millions now living will die", j'avais raté le Slint à sa sortie, je ne pouvais me rater sur cet album que tous les plumitifs rock annonçaient comme le chef d'oeuvre de cette fin de siècle. Bref en parfait petit snobinard indie-rock, je dépensais quelques deniers pour me procurer cette petite chose à la pochette à la fois austère (grise, quoi) et rigolote (les poissons, je ne sais pas pourquoi, les poissons me font rire).

    A la 1ère écoute, je fus tout de suite conquis. Pourtant, partout, j'avais lu "difficile d'accès", "complexe", bla bla bla. Et bien non, la musique de Tortoise est en fait belle et immédiate,  riche en effet dans sa construction mais accessible à mes oreilles. Tortoise en effet n'oublie jamais la ligne conductrice de chaque morceau quelque soit sa complexité et sa richesse.

    Ne serait ce que pour ce morceau d'ouverture "Djed" long de plus de 20 minutes, il faut qu'un jour, fidèle lecteur, tu t'ecoutes cet album, un des rares qui mélangent avec grâce des influences jazz et rock sans faire dans la démonstration stérile.

    Je vous laisse avec "glass museum", fascinant morceau accélérant et ralentissant sans cesse pour mieux vous surprendre