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  • AFCGT

    AFCGT est le rapprochement, on pourrait même dire la fusion à l'écoute de leur musique, d'A Frames et de Climax Golden Twins. Sorties erratiques, labels obscurs, prestations scéniques limitées à quelques salles américaines mais pas trop loin de Seattle, à croire que le groupe ne peut se déplacer qu'à pied. Bref, des feignasses ou des purs et durs au choix, faut être méchamment assidu et acharné quand on est un p'tit normand au fin fond de sa campagne pour mettre la main dessus. Pourtant, AFCGT est aujourd'hui l'un des groupes les plus innovants, puissants et originaux sur cette planète, faut croire que le succès, les paillettes et tout le toutim, ça les emmerde. On trouve quand même de belles petites choses, la preuve :

     

  • Miossec

    Demain sort l'album d'un copain, ça sera une belle journée même s'il pleut. Bon, ce copain, c'est Miossec, dans la réalité, on ne s'est jamais rencontré, enfin si, 4 ou 5 fois mais avec quelques milliers de personnes autour de moi. Bref, il m'a peut-être vu mais pas sur qu'il s'en rappelle, surtout que le Christophe, dès fois sur scène, il a l'air bien fatigué. Quand bien même, Miossec, je le considère comme un pote, et ce, depuis "boire", dieu sait que j'ai pu l'écouter ce foutu grand album bancal, avec ses mots plein de colère et d'alcool. Et depuis cette claque (14 ans déjà), c'est toujours la même chose, j'attends de ses nouvelles avec impatience, parfois déçu (l'étreinte, album fatigué et fatigant), souvent heureux.

    A chaque sortie d'albums, la presse nous ressort le même discours "il n'a jamais aussi bien chanté, il est enfin apaisé", en fait, non, il ne change pas, il parle toujours des femmes, de la vie, du Finistère, il n'est pas devenu un virtuose des cordes vocales, non, ce gars là, c'est du granit breton, ça ne change pas en 5 minutes même si l'arrivée de son pote Yann Tiersen sur cet album "finistériens" lui donne un sacré coup de mains, côté compos. Miossec compose au grès de ses rencontres, parfois, les rencontres sont moins bonnes, souvent, elles touchent au coeur.

    Miossec, il ressemble à sa ville, au premier abord, on se méfie, on trouve ça relativement glauque e gris mais pas tant que ça, enfin de mon point de vue, faut dire que mon 1er regard de bébé fut tourné vers les raffineries havraises, forcément, on fait moins le difficile après. Puis, petit à petit, Brest, c'est devenu ma ville, j'y aime la météo, l'atmosphère, ses filles (enfin une surtout !), son hôpital (mes loulous, fiers brestois y sont nés !). Brest, j'y suis allé y jeter un oeil à cause de Miossec, résultat, une nana, 2 gosses, je paye plein pot la claque de "boire" et j'aime ça, et à l'écoute de de "finistériens", c'est toujours autant de bonheur, j'en redemande.

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    puis un vieux pour la roue :


     

  • Field Mice

    A la fin des années 80, Sarah Records fut un des labels indépendants les plus remarquables d'Angleterre (Bristol exactement). Sortant principalement des 45  tours, pochettes faites main, ils furent le fer de lance de la vague indie et twee pop. Le label vécut ainsi 8 ans et permit à des dizaines de groupes de se faire connaître, parmi eux, sont hautement recommandables les St Christopher, The Sugargliders, East River Pipe et quelques autres. Si je ne dois en retenir qu'un, ça serait Field Mice et surout cette parfaite pop song jouée avec des moufles et chantée le nez dans les chaussettes : "sensitive". Cette chanson est un miracle, la chanson d'adolescents sensibles qu'on aurait toujours révé d'écrire et sur laquelle on tombe par hasard, un soir, en écoutant Lenoir, aiguillé par les chroniques de JD Beauvallet sur ce remarquable fanzine qu'étaient les Inrockuptibles à l'époque. Field Mice vécut 3 ans, sortit quelques albums, rebondit sous d'autres formes (Northern Picture Library ou Trembling blue stars) et devint culte au Japon mais jamais, ils n'égalèrent ce "sensitive", chanson en elle-même inégalable.