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  • Sky Saxon

    Sky Saxon, leader des légendaires The Seeds, vient de mourir, pas de bol, quasiment en même temps que Bambi et une drôle de dame. Le pauvre ne risque donc pas de faire la une des journaux, pourtant à la fin des années 60, à l'instar des Sonics ou des Pretty Things, il fut l'un des maîtres du garage rock et du psychedelisme (indispensable web of sound ! ) et l'un des chanteurs les plus sauvages et hallucinés des années 60.

    Comme beaucoup, il péta un plomb, rata la marche vers le succès éternel et enchaîna disque sur disque en hommage aux chiens.

     

    RIP Sky Saxon

     

     

  • Lush

    Au début des années 90, les groupes anglais ne se prenaient pas la tête pour nommer leur groupe : Pulp, ride, blur....et lush. 4 lettres, pour un groupe de 4 musiciens, donc 2 nanas, ça peut paraître sexiste de dire ça, mais il faut bien avouer que la présence d'Emma et surtout de Miki ont beaucoup fait pour le succès de Lush. Dans la famille shoegaze, c'était donc le versant sexy et léger, comme des Cocteau Twins guillerets (Robin Guthrie produisit d'ailleurs leur 1er album : spooky) ou du MBV light, très light même.

    En plus de Spooky, Lush sortit 2 autres albums, Split, de loin le meilleur et Lovelife, tentative un peu desespérée de se rattraper aux branches de la britpop. Lush était à l'inverse de nombreux de leurs collègues, d'abord un groupe de singles, ils enchaînèrent ainsi quelques perles comme sweetness & light, superblast, mad love....qui sont les joyaux d'albums un peu trop encombrés de quelques titres inutiles.

    Perso, Lush, c'était d'abord Miki, Emma était certes bien jolie, mais Miki Berenyi, avec ses cheveux oranges, son sourire malicieux et sa voix d'ange, j'avoue à l'époque, je craquais méchamment. Pour le reste, Lush, c'était  la définition même du shoegaze, un mur de guitares, des voix multiples et étherées, un batteur metronomique. D'ailleurs, comme pour Ride, le batteur joua un rôle important chez Lush : sa pendaison entraîna le split du groupe....

     

  • Passion Pit

    Bon, j'ai décidé de rajeunir mon lectorat, parce que Kevin Ayers, Modern lovers et tutti quanti, c'est pas avec ça que je vais attirer les foules. J'ai pas foutu les pieds en boite de nuit depuis un sacré bout de temps mais je ne suis pas sur que les gens s'éclatent à l'écoute de John Fahey ou Robbie Basho. Donc, bref, on sort les boules à facettes, on débranche le cerveau et on se chauffe les guiboles.

    Bon, on va quand même essayer de danser intelligemment, faut pas abuser non plus, je ne vais me transformer en David Guetta, y a des limites quand même.

    Surtout faut que je vous avoue, je suis l'heureux papa d'une petite fille de 20 mois, et je ne vous dis que ça, ma fille, c'est de la bombe, à faire passer le taj mahal pour une aimable bicoque. Et donc, ce matin, de très bonne heure (elle ne maîtrise pas bien le concept de la grasse mat' du dimanche matin), la plus jolie fille de l'histoire de l'humanité est venue réveiller son papa pour lui offrir son cadeau de fête des pères. Et quel cadeau ! Pas un collier de nouilles ou autres saloperies qui finissent discrètement à la poubelle, non, ma miss m'a offert une peinture qu'elle a faite avec ses petits pieds. Bon, ok, y a de la peinture partout dans la salle de bains, mais quand même, avoir l'idée de l'étaler partout, marcher dessus et poser ensuite les pieds sur des feuilles blanches, si ce n'est pas les prémices d'un talent artistique digne des plus grands, c'est tout du moins la confirmation d'une imagination débordante.

    Pour remercier ma fille de ce présent magnifique et avant d'aller nettoyer tout ce bordel, je lui renvoie la balle avec 2 titres extraits du premier album de Passion Pit, qu'elle écoute en boucles et sur lequel, elle se lance dans des chorégraphies insensées à rendre fou de jalousie Maurice Béjart.