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  • Nick Drake

    Parce que je me suis promis de faire une note chaque jour de la semaine mais parce que Nick Drake, on ecoute et on se tait, voilà :

     

     

  • Dinosaur Jr

    Pour des raisons professionnelles, je suis parfois obliger de quitter ma douce province pour me rendre à la capitale. Bon, vous allez me dire que cela n'a rien d'exceptionnel, qu'on est des millions à faire ça. Certes, mais laissez moi continuer....

    J'étais donc dans le train et là, j'ai eu comme un grand moment de solitude à me voir ainsi me tortiller (y a pas de place dans ces putains de train !) et tripoter ma cravate. Oui, parce qu'en plus de l'emmerdement d'aller à Paris pour le boulot, faut en plus que je me déguise, on a beau écouter de la noisy pop ou du shoegaze que parfois il faut se déguiser en jeune (ou presque) cadre dynamique (pas trop là, sur le moment mais bon, c'était le train de 5h du mat.).

    C'est dingue comment, pendant ces moments là, des questions vitales vous transpercent le crane :

    - La cravate, je la vire ?

    - La cravate se marie-t-elle bien avec la chemise ?

    - Elle est propre au moins ma chemise ?

    - A midi, est ce que je vais faire une tache sur ma cravate ?

    - Pourquoi ne suis-je pas J. Mascis ?

     

    Bon, ben voilà, j'arrive à mon propos du jour : J.MASCIS de Dinosaur Jr, le mec le plus cool de la terre.

     

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    Bon, j'ai pas dit le plus beau ni le plus propre (on va pas se faire chier à laver ses cheveux tous les 2 jours !) mais le plus cool.

    J'ai découvert Dinosaur Jr en 1988, à la sortie de "bug" leur 3ème album et surtout avec ce fabuleux morceau qu'est "freakscene". Des la 1ere écoute, j'ai adoré ce morceau pour maintes raisons, tout d'abord les guitares distordues et tranchantes et puis cette voix de feignasse annonant les paroles les plus cools de la terre :

    "Freak scene just cant believe us
    Why cant it just be cool and leave us?

    Its so fucked I cant believe it
    If theres a way I wish wed see it
    How could it work just cant conceive it
    Oh what a mess its just to leave it

    Sometimes I dont thrill you
    Sometimes I think Ill kill you
    Just dont let me fuck up will you
    cause when I need a friend its still you"

     

     

    En un seul morceau, Mascis invente ainsi le grunge et la noisy pop, bon, ok, Husker Du avait déjà réalisé ce mixte entre une écriture pop et un son rock, mais Bob Mould est tout sauf cool.

    Pour la petite histoire, Mascis est également l'auteur de ses pochettes, il a d'ailleurs bien fait de choisir la carrière de guitariste, la preuve :

    bug2.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

    Par la suite, Lou Barlow s'en ira fonder Sebadoh puis Folk Implosion (comme quoi on peut être cool mais bien faire sentir qui c'est le patron!), Nirvana doublera Mascis sur la route du succès. Dinosaur Jr enchainera quelques autres disques mémorables parfois un peu amochés par sa volonté de devenir guitar hero, se séparera avant de se reformer en 2007 avec le très bon "Beyond".

     

     

    2 autres pour la route :

     

     

     

  • Le courage des oiseaux

    Par snobisme crétin, j'ai décidé pendant des années de conchier tout artiste français, que ce soit en musique, littérature ou cinoche. Faut dire que jetais un sacré con à cet âge là. certains diront que je n'ai pas changé mais je les emmerde !

    Autant la lecture d'un Djian ou la vision d'un Desplechin a tendance à me conforter dans mes erreurs de jeunesse, autant Bashung, Gainsbourg et tant d'autres finissent par me couvrir de honte.

    Le déclic se passa en 1992. Alors jeune étudiant, par un soir de déprime (surement un lundi, le reste de la semaine, j'etais en WE), je branchais la radio et tombais sur l'indispensable Bernard Lenoir en compagnie de l'excellent Arnaud Viviant. Je les entends causer du choc de leur vie, de l'emoi qu'ils ont ressenti dans un bar rennais à la découverte d'un tout jeune artiste, auto-produit, à savoir Dominique A.

    Déjà, rien que le nom, je rigolais dans ma barbe (c'est une image, je suis glabre comme les fesses d'un bébé) et puis là, la claque, un son enfantin surgit de ma radio, en réalité un petit synthé casio et la voix qui se lance, limite androgyne, bourrée de défauts mais pourtant si douce et naturelle sur un texte intelligent. Enfin un chanteur (ou une chanteuse, j'ai eu quelque doute surtout avec un prénom pareil, sa voix ressemble énormément à celle de Barbara) qui ne surjouait pas, loin de cette varietoche nauséabonde qui envahit encore nos ondes et nos pauvres oreilles de nos jours. Bref, Dominique A n'aurait même pas passer les qualifications de la star Ac' mais c'est peu dire que ça n'a aucune espèce d'importance.

    Dès le lendemain et ce, pendant plusieurs, j'arpentais les allées de tout les disquaires du coin pour mettre la main sur mon st Graal, à savoir son album "la fossette". Ce ne fut pas facile mais tel un valeureux chevalier sur son fier destrier, je réussis à atteindre mon but et fourbu mais heureux, put enfin m'abreuver au doux son du clavier de Dominique A.

    Par la suite, le son s'est étoffé, les guitares sont arrivées et Dominique Ané a multiplié les œuvres parfois bancales, souvent magnifiques (la mémoire neuve, l'horizon...). Je l'ai vu toujours aussi timide une dizaine de fois sur scène et à chaque fois, le bonhomme a réussi à m'émouvoir et me renvoyer à ce jour de 1992 où j'ai redécouvert qu'on pouvait chanter en français.