28.02.2009
Les Savy Fav
Je sais bien que le physique ne fait pas tout, qu'on ne fait pas carrière que si on n'a que son look à vendre, que la beauté est intérieure, tout ça, tout ça. Il n'empêche, imagineriez vous aller voir sur scène votre prof de maths torse nu en caleçons rouges ou votre contrôleur de gestion en survet jaune à franges vertes ?
Et pourtant, vous auriez la chance de découvrir les très bons Les Savy Fav, sûrement leur meilleur groupe d'indie-rock américain depuis les Pixies et Fugazi. Guitares tranchantes, textes malins, rythmique post punk que les moins doués mais plus vendeurs Foals ou Radio 4, mais également les excellents Liars ont gentiment pompée, Franz Ferdinand, Interpol et consorts peuvent aller se rhabiller, oui, mais voilà, le chanteur bedonnant, c'est Frank Black et le barbu dégarni, c'est Bonnie Prince Billy, faut croire que le croisement des 2 ne fait pas réver les jeunes filles.
Tim Harrington, le chanteur sexy et ses potes ont ainsi plus de 10 ans sorti 5 albums et des dizaines de singles sans véritablement exploser, pourtant il y a de quoi s'y plonger avec bonheur. Je vous conseille en particulier leur extraordinaire recueil de singles "inches" où Pere Ubu, Pixies, Talking Heads et Minor Threat partouzent dans un joyeux bordel entre cris, rires et larmes.
je vous ai évité le déguisement cap et masque de vengeur masqué !
15:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les savy fav, inches, let's stay friends
27.02.2009
The Wolfhounds 2
Je sais, je vous en avais déjà causé il y a de ça quelques mois déjà, mais je ne résiste pas au plaisir de vous représenter quelques morceaux des merveilleux Wolfhounds, surement le groupe qui aura le plus marqué mes jeunes années. Un groupe qui compte autant pour moi que les bien plus célèbres My Bloody Valentine ou jesus & Mary Chain. Ma madeleine rien qu'à moi, quoi.
22:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the wolfhounds, me, cruelty
26.02.2009
Death in Vegas
Après une journée de con, ça fait du bien de se replonger dans son passé un peu plus rock'n'roll que son présent fait de réunions insipides entourées de couilles molles qui se tortillent sur leur chaise avant de prendre une putain de décision pour finalement décider que se réunir à nouveau, ça serait mieux, parce que là, c'est juste une réunion préparatoire pour préparer l'avant projet qui devrait permettre....AAAAAAAAAAARRRRRRRRRGGGGGGHHHHHHH.....
En 2000, comme tous les ans à l'époque, je me suis fait le plein de musiques, de bières et de crèpes saucisses à la Route du Rock. La grosse claque de cette édition fut, avec les excellents Flaming Lips, les non moins stupéfiants Death In Vegas. Mélange parfait d'electro et de rock, on ne peut pas dire qu'ils se distinguent par un jeu de scène de dingues ou des physiques de tueurs, non, Death In Vegas, c'est un son, mais quel son ! Des lames de fond qui vous collent contre les enceintes, les oreilles qui sifflent, les pieds en feu, l'estomac tout retourné (y avait peut-être aussi la bière), un putain de sourire sur le visage, tellement c'était bon, tellement c'était fort. Le lendemain, il y avait Placebo (rires génés)
En compagnie de la somptueuse Dot Allison
22:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : death in vegas, death threat, dirge, dirt
24.02.2009
Barzin
Vu que mes obligations professionnelles, voyez-vous, devraient m'éloigner quelques temps de mon ordinateur, je voudrais juste vous rappeler ou vous informer que le merveilleux nouvel album de Barzin est sorti, sort, sortira bientôt (bref, je l'ai pas encore reçu dans ma boîte à lettres). Bref, son achat est indispensable, car comme dirait l'aut' tanche de Séguéla (qui n'a sûrement jamais entendu parler de Barzin de sa vie, ce con !), : qui n'a pas son Barzin à 20, 30 ou 40 ans on a raté sa vie...
Tant que j'y suis et puisque je n'ai rien trouvé d'autres, voici 2 extraits de son album précédent "my life in rooms", que vous avez déjà, sinon, courrez y car comme dirait......
Note à moi même : quand on n'a pas le temps, on ferme sa gueule parce que causer de Séguéla sur Barzin, c'te chiouffe totale !
22:34 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : barzin, my life in rooms, notes to an absent lover
22.02.2009
Ride
Ride, voilà encore un groupe qui accompagna avec merveille mes années étudiantes. Ils furent un groupe phare de la scène shogazing de la fin des années 80, début des 90's avec My Blody Valentine. Moins talentueux que Shields et sa bande, ils furent cependant capables en quelques magnifiques EP et un album indispensable "nowhere" de marquer leur époque par un sens de la mélodie nappée de guitares en furie.Et surtout comparés à pas mal de leurs concurrents de l'époque tels les vilains et pourtant si doués Boo Radleys, Ride avait une vraie présence su scène en particulier grâce au duo Mark Gardener et Andy Bell qui faisaient frémir les jeunes filles à l'époque.

"Nowhere" c'est cette fameuse pochette bleue, bien représentative de leur musique, à savoir un ras-de-marée prêt à vous ensevelir sous un déluge sonore.
Malgré quelques grands morceaux par la suite dont l'énorme "leave them all behind", le groupe ne retrouva jamais la qualité de leurs premiers enregistrements avant de disparaître corps et biens.
10:54 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ride, nowhere, like a daydream, chelsea girl
21.02.2009
A.R. Kane
A.R. Kane, en 2 albums tout simplement indispensables, 69 et "I", a réinventé le monde et depuis lors, plus rien ne sera comme avant.......non, je déconne malheureusement pour eux, même s'ils feront un énorme carton en participant avec Colorboux au fameux "pump the volume"
A.R. Kane a en en effet bien sorti ces 2 merveilles d'albums mais on ne peut pas dire que Alex et Rudi (A et R, quoi) ont explosé les charts. Pourtant, il y avait tout pour que ça cartonne : le mariage de la pop et de la dance, un sens de la mélodie nimbée de ce son vaporeux qui faisait le charme de 4AD à l'époque.J'ai passé de longues nuits ennivrées à m'achever sur leur musique, pour atteindre ce niveau de léthargie qui sied à toute bonne fin de fête, lorsque la dernière mauvaise bière se mélange à la dernière cigarette tel un rève éveillé que seuls 2 Doliprane pourront définitivement effacer
En terme de rève, Le terme dream pop aurait d'ailleurs été inventé pour eux que cela ne m'étonnerait pas. Comme une version dance et dub de Cocteau Twins, A.R. Kane trace les premiers contours du trip hop et de l'ambient. AR. Kane, c'est Slowdive mixé par New Order, c'est Tortoise qui fricote avec Portishead.
Puis tiens, allez hop, soyons fou, juste pour moi et ma descendance qui me demandera sur quoi je bougeais mon corps comme un Travolta de pacotille quand j'étais jeune:
08:28 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : a.r. kane, dreampop, suicide kiss, baby milk snatcher
20.02.2009
shugo Tokumaru
Dans la série "allons voir ailleurs ce qui s'y passe", j'ai le plaisir de vous présenter l'exquise electro pop folk de Shugo Tokumaru, jeune musicien japonais qui se débrouille tout seul comme un grand (multi-instrumentiste, quoi!) et dont je vous conseille les excellents "L.S.T." et "Exit"
09:13 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : shugo tokumaru, l.s.t., exit, japon
19.02.2009
Charlie Parr
Charlie Parr - 1922, à l'écoute de ce titre, on pourrait penser que c'est un enregistrement d'origine exhumé d'une vieille cave, un lointain cousin de Don Boggs ou Dave Van Ronk. Mais non, cet enregistrement est un original enregistré dans les années 2000 par ce jeune homme barbu au visage sympathique qui en quelques albums tous plus moins facilement trouvables, nous transportent au son de sa 12 cordes ou de son banjo, dans les années 30 dont on nous bassine tellement en ce moment "c'est la crise, ma pöv' dame". Si cette nouvelle grande dépression pouvait enfin faire connaître Charlie Parr, ça serait déjà pas mal.
Sons poussiéreux, histoires de losers, de morts violentes, de tristesses infinies, voix rauque, tout y est mais le bonhomme est tellement authentique, ce son si naturel qu'on ne peut crier au plagiat mais plutôt à la filiation naturelle, prouvant l'intemporalité du delta blues et du folk.
Vu qu'ils ne vous restent plus de sous de coté, mettez en 2, 3 pour vous procurer "criminals and sinners", "king earl" ou le dernier en date "roustabout"
11:56 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : charlie parr, 1922, roustabout, king earl
18.02.2009
Fujiya & Miyagi
Parfois, même en musique, j'aime faire simple mais efficace. Et ces dernières années, je n'ai rien entendu de plus malin que le "knickerbocker" des Fujiya & Miyagi, le genre de petites chose qui te rentre dans la cervelle pour s'y accrocher longtemps, longtemps....
Comme leur nom à rallonge et parfaitement imprononçable l'indique, les F & M (ouf, c'est plus simple) sont anglais, de Brighton exactement, terre de Tricky, Portishead & Co et ça s'entend dans une formule plus modeste mais tout aussi intelligente.
Depuis quelques albums souvent inégaux mais contenant quelques perles d'electronica, ils réussissent à mélanger Massive Attack et Can pour envoyer tout ce petit monde bouger son corps sur les dancefloors. Du krautrock pour les gosses, quoi !
08:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fujiya & miyagi, knickerbocker
14.02.2009
Alain Peters
Je m'en vais vous présenter un artiste réunionais. Surprenant de ma part qui à part quelques folies teutones, passe son temps entre Liverpool et Chicago. Oui, mais voilà, Alain Peters, et je ne remercierai jamais assez celui qui me l'a fait découvrir il y a quelques années, j'en suis tombé amoureux à l'écoute de son magnifique "Paraboler".
Comment décrire la musique d'Alain Peters quand on y connaît absolument rien à la culture et à la langue créole. Disons que quelque part entre Ali Farka Touré et Nick Drake, plane cet ovni fulgurant. Alain Peters jouait de la Tabanka et s'accompagnait de percussions rachitiques pour créer une musique d'une tristesse infinie marquée par les drames de sa vie (folie, mort, séparation, asile psychiatrique....on dirait Roky Erickson). Mélancolie douce ou douceur mélancolique, en tous cas, sa poésie me tire les larmes
23:07 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alain peters, paraboler


