30.11.2008

Taughtme

Quand j'ai quelques pièces au fond de la poche de mon pantalon, je me lance parfois au p'tit bonheur la chance à l'achat d'un disque, juste comme ça, au feeling, sans savoir grand chose sur le groupe ou l'artiste en question. C'est parfois dangereux, décevant mais parfois on trouve une petite perle, rien que pour soi.

taughtme.jpg Le denier disque en question, c'est "lady" de Taughtme, je ne sais rien de ce group, on est dans un univers electro-folk pas loin d'Adem ou de Fink, un Animal Collective débonnaire et simple. Certes, ce n'est pas le disque du siècle, mais c'est le genre de musique qui s'inscrit doucement dans ma tête, idéal pour un dimanche matin pluvieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29.11.2008

Can

 

Pour moi, ça sera du café, une grande tasse avec un sucre. après, j'irais fumer ma clope, Camel, la clope et j'irais chercher des champignons dans les bois. C'est rien bien les WE d'automne.

 

 

 

Can : "bring me coffee or tea" et "mushroom", 2 extraits de l'indispensable Tago Mago

23.11.2008

Adem

Je continue mon WE sous la couette, à l'extérieur, la pluie finit de noyer la Normandie sous une grisaille automnale. Pour m'accompagner dans ma glandouille, la magnifique musique d'Adem, auteur de 2 admirables albums "homesongs", son premier et certainement le meilleur, puis "love and other planets".

 

 

o146134.jpg o517379.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant à la base, Adem jouait dans Fridge, groupe de post-trock, pas l'idéal pour les WE paresseux, mais en solo, c'est tout autre chose, un folk electro acoustique porté par une voix émouvante et sereine, enregistré comme à la maison avec tout ce qui lui passe sous la main (guitare, autoharpe, harmonium, clavier, glockenspiel, toys, boites à musique...).

2 disques honnêtes et simples, et là aujourd'hui, mes 2 disques de chevet

1 extrait de chaque pour vous faire envie ou pas :

 

 

 

22.11.2008

Hafdis Huld

Nouveau boulot, horaires de dingue, 150 bornes sous la pluie, le brouillard, bientôt la neige, dès fois on a besoin de légèreté. Pour me détendre, rien de mieux que la jolie Hafdis Huld, petite islandaise moins connue que son illustre compatriote mais tellement plus fraiche et naturelle.

 

hafdis-huld.jpg

Elle a d'abord commencé au sein de Gus Gus troupe electro trip-hop auteurs de disques inégaux mais dont je vous conseille l'excellent "polydistortion". La voix mutine d'Hafdis y fait merveille.

En 2006, après divers projets dont une apparition sur l'album de Deltron 2003, elle se lance avec son 1er disque solo "dirty paper cup"

o693799.jpg

Certes, c'est loin d'être le disque du siècle, mais cette petite voix proche de l'également très jolie Emiliana Torrini me fait craquer. Un album pour se détendre au coin du feu, sautiller dans son salon et siffler sous la douche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15.11.2008

w.w. Lowman

W.W. Lowman est un américain auteur pour le moment d'un seul album, découvert par le grand Jim O'Rourke il y a une dizaine d'années. Son talent de guitariste lui ont ainsi permis de tourner avec des gens comme Smog ou Will Oldham, Edith Frost ou L'Altra.

En 2007, il sort son premier et unique album à ce jour, à savoir plain songs.

arton2486-150x150.jpg

A l'écoute de l'album, on pense beaucoup à Mark Hollis, Gastr del Sol voire Smog, 7 morceaux délicats, mais foisonnants d'idées, un véritable travail d'orfèvre, une maitrise parfaite de l'univers Post-rock mais également Jazz (écoutez donc le grandiose Lee and me")

Puis surtout, w.w. lowman m'a permis de faire la rencontre d'une charmante jeune fille, belge de son état, portant le doux prénom de ludivine et sillonnant surement les chemins escarpés de la verte Erin. Y a longtemps qu'on s'est croisé, Rose.....c'est la vie.

 

 

 

 

 

14.11.2008

Fire Engines

Dans la série, c'etait mieux avant, je vous présente les trop méconnus Fire Engines. Pendant que les surestimés quoique pas désagréables Franz ferdinand font trembler les jeunes filles du monde entier, leurs ancêtres ecossais se morfondent dans les bacs à soldes.

 

 

1 album (lubricate your living room) + 3, 4 singles et voilà, terminé, les Fire Engines, pourtant leur post punk survitaminé aurait du les amener sur les chemins de la gloire comme Wire ou Josef K.

 

 

 

11.11.2008

David thomas Broughton

David Thomas Brougton est un jeune musicien anglais, auteur d'un seul album "the complete guide to insufficiency" enregistré dans une église de Leeds (ça s'entend !). Il joue d'à peu près tout ce qui peut émettre un son sur terre, principalement de la gratte bien sur. Bon, ben, voilà, pour la partie biographie de l'artiste.

Son album est incroyablement bon, est ce le fait d'enregistrer dans une église qui lui donne cette puissance émotionnelle si forte? Je ne sais pas mais ce petit bonhomme (un physique de crevette pour une voix de chanteur d'opéra) m'entraine systématiquement  dans un état de transe extatique

 

 

 

 

 

 

08.11.2008

Daniel Johnston

J'ai toujours beaucoup aimé Daniel Johnston, le musicien, pas la légende.

Pourtant, comme tout le monde, je suis aller à sa découverte grâce à ces histoires. Comment ne pas s'intéresser à un gus

- Qui écrit ses premiers chansons quand il bosse à Mac Do à l'intention d'une fille qui partira épouser un croquemort ?

- Qui sort 9 albums (bon, en fait des cassettes) en 4 ans, distribués de la main à la main, pochettes réalisés par ses soins ?

- Qui enregistre alors qu'il est interné tel  Roky Erickson ( magnifique "I met Roky Erickson) ?

- Qui est fasciné par Captain America et Casper le gentil fantôme ?

- Qui possède dans son fan club Tom Waits, Mark Linkous ou sonic Youth ?

- Qui passe en quelques années d'un physique de crevette à celui d'une baleine ?

 

Bref, pour tout ça et plein d'autres histoires encore, Daniel Johnston a de nombreux fans. Pourtant, il suffit de lancer n'importe lequel de ses disques et comprendre qu'on a d'abord affaire à un immense artiste, pianiste et guitariste autodidacte.

Certes, on n'est pas avec Daniel Johnston dans la débauche de moyens, la production nickel chrome (plus lo-fi que Johnston, ça n'existe pas ou son pote Jad Fair à la rigueur), la voix étincelante (A bientôt 50 balais, on a parfois l'impression qu'il est en pleine mue), mais pourtant ses chansons font mouche par leur humour ou leur tristesse.

Daniel Johnston, c'est un clown triste abandonné au coin d'une rue par son cirque, heureusement pour lui, King Kong flirte au coin de la rue avec un alien.

danieljohnston-thumb-310x426.jpg Daniel Johnston.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

05.11.2008

The Clash

51wGbZX-GWL._SS500_.jpg


 

 

 

 

 

Qu'est ce que je peux bien dire de plus sur cet album qui n'ait jamais été dit ?

Considéré par tous et toutes comme un des albums majeurs de l'histoire du rock depuis sa sortie en 1979, the Clash explose le punk en plein vol.
En effet, si la rage des débuts est toujours présente, elle se retrouve surtout dans les paroles de Joe Strummer (chômage, drogues, terrorisme, nucléaire....) en particulier le tubesque London Calling, Spanish Bombs, the Guns of Brixton, Clampdown.....
Musicalement, en effet, les Clash élargissent leurs palettes musicales (reggae bien sûr mais aussi rockabilly, pop voire Soul, R&B sur un morceau comme Rudie Can't fail ou the right profile) et rendent hommage aux grands anciens (reprise fidèle du brand new cadillac de Vince Taylor, pochette en hommage à Presley :

51Vb13V80sL._SS400_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La goutte d'eau qui fera bondir les puristes du mouvement punk sera également cette idée de Strummer et sa bande de sortir un double album, comme au bon vieux temps du prog rock. Certes, après moultes batailles avec CBS, il sera vendu au prix d'un simple, les Clash rognant sur leur propres royalties mais quand même, le coup est dur.

Encore un mot sur la pochette : c'est la plus belle du monde !
Prise sur scène à New York, Paul Simonon prépare à détruire sa basse avec énergie, le cliché du bassiste en plein vol dans une position d'équilibriste, ça c'est du rock'n'roll, les aminches. Pour la petite histoire, c'est bien la seule et unique fois que Simonon détruisit une basse sur scène.

A l'écoute de l'album, ce qui m'a toujours marqué, c'est la cohérence du truc, le fait que sur les 19 titres (on pourrait toujours chipoter sur 1 ou 2), y a que des bombes, à faire bouger ton corps (Spanish Bombs, Brand new Cadillac), à te faire réfléchir (Strummer est un foutu parolier !). Bref , une heure de bonheur, du London Calling au train in vain. Perso, je kiffe en maousse grand le guns of Brixton, seul titre écrit par Simonon d'ailleurs


Un chef d'oeuvre, un vrai, le seul des Clash sûrement

 

03.11.2008

La chanson du mois

Tom Waits - November (novembre pour les désespérés de l'anglais)

Si vous craquez, vous trouverez cette merveille sur son album Black Rider

 

Toutes les notes