30.10.2008
Echo and the Bunnymen
Je me barre en WE, petit voyage breton, donc, les aminches, pas de nouvelles notes pour cette fin de semaine. Pour que vous surviviez à ce manque, je vous propose une des plus belles chansons du monde par le roi des branleurs et son gang de liverpudliens
10:19 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.10.2008
Peter and the wolf
Je vais commencer par la chanson :
L'album s'appelle lightness, j'ai galéré pour le trouver mais si vous cherchez bien, ça devrait pouvoir encore se faire, vous avez intéret d'ailleurs, car, quand on ya gouté, on ne peut plus s'en passer.
Puis avec un peu de chance, vous vous procurez ses autres albums "the ivori palms" ou "experiments in junk".
Sinon, je ne sais pas grand chose de ce Peter and the wolf, qui en fait s'appelle Red Hunter, je ne suis même pas certain qu'il ait un loup. Tout ce que je sais c'est qu'il compose des chansons folk, pop à chaque coin de rue et qu'à chaque fois, il touche au but. Sur son album "lightness", à 16 reprises, avec sa guitare, son ukulélé, il vous emmène de sa voix jeune mais déjà pleine d'expériences diverses, et alcoolisées sur des rivages inconnus teintés d'Amerique Profonde, d'alcool frelaté et de filles mystérieuses.

10:40 Publié dans Folk | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lightness; red hunter
28.10.2008
The Kills
Bon, 2 billets gratos, une baby-sitter gratos également et 2 plombes sans les gosses, finalement on a été voir les Kills. Je passerais rapidement sur la première partie, un groupe local dont je n'ai même pas compris le nom, rarement entendu un truc aussi nul, le chanteur habillé chez la redoute mode été 84 balançant du "big applause et big up" toutes les 30 secondes. Une phrase à retenir quand même "vous êtes chauds comme des salsifis !"
Passons au plat principal, les Kills, y a pas à dire ils sont super beaux et sexy. Les Kills sont un duo américain, un gars, une fille. 3 albums au compteur plutôt agréable mais avec la fâcheuse tendance à plomber chaque chanson d'une boite à rythme lourdingue qui les empêche de décoller vraiment. Bref, pas mal mais sans plus sur disque.

C'est parti pour une toute petite heure de concerts, rappel compris (y avait pas spécialement de rappel dans le sens originel du terme mais ils sont revenus quand même pour une version grasse de "pale blue eyes" et 2 excellents titres de leur 1er album).
Sinon, ils ont enchainé surtout les morceaux de leur dernier album, à tel point que j'ai eu l'impression d'écouter l'album sur l'auto-radio de ma voiture avec des voisins un peu bruyants.
C'est bien d'ailleurs le défaut principal des Kills en concert : une version Ikea du rock'n'roll, je suis en effet sur qu'ils sont sympathiques, qu'ils écoutent les Cramps, Suicide et le Velvet en boucles mais ils en rendent une version si aseptisée, si prévisible (pas foutus d'enchainer 2 titres à la suite sans quelques réglages ni de varier dans le rendu de chaque chanson).
Bref, du rock'n'roll sans sexe, sans sueur, (sans chansons diront les mauvaises langues).
Une petite video pour vous faitre une idée
10:02 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.10.2008
Nick Drake
Parce que je me suis promis de faire une note chaque jour de la semaine mais parce que Nick Drake, on ecoute et on se tait, voilà :
15:18 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pink moon
26.10.2008
Dinosaur Jr
Pour des raisons professionnelles, je suis parfois obliger de quitter ma douce province pour me rendre à la capitale. Bon, vous allez me dire que cela n'a rien d'exceptionnel, qu'on est des millions à faire ça. Certes, mais laissez moi continuer....
J'étais donc dans le train et là, j'ai eu comme un grand moment de solitude à me voir ainsi me tortiller (y a pas de place dans ces putains de train !) et tripoter ma cravate. Oui, parce qu'en plus de l'emmerdement d'aller à Paris pour le boulot, faut en plus que je me déguise, on a beau écouter de la noisy pop ou du shoegaze que parfois il faut se déguiser en jeune (ou presque) cadre dynamique (pas trop là, sur le moment mais bon, c'était le train de 5h du mat.).
C'est dingue comment, pendant ces moments là, des questions vitales vous transpercent le crane :
- La cravate, je la vire ?
- La cravate se marie-t-elle bien avec la chemise ?
- Elle est propre au moins ma chemise ?
- A midi, est ce que je vais faire une tache sur ma cravate ?
- Pourquoi ne suis-je pas J. Mascis ?
Bon, ben voilà, j'arrive à mon propos du jour : J.MASCIS de Dinosaur Jr, le mec le plus cool de la terre.

Bon, j'ai pas dit le plus beau ni le plus propre (on va pas se faire chier à laver ses cheveux tous les 2 jours !) mais le plus cool.
J'ai découvert Dinosaur Jr en 1988, à la sortie de "bug" leur 3ème album et surtout avec ce fabuleux morceau qu'est "freakscene". Des la 1ere écoute, j'ai adoré ce morceau pour maintes raisons, tout d'abord les guitares distordues et tranchantes et puis cette voix de feignasse annonant les paroles les plus cools de la terre :
"Freak scene just cant believe us
Why cant it just be cool and leave us?
Its so fucked I cant believe it
If theres a way I wish wed see it
How could it work just cant conceive it
Oh what a mess its just to leave it
Sometimes I dont thrill you
Sometimes I think Ill kill you
Just dont let me fuck up will you
cause when I need a friend its still you"
En un seul morceau, Mascis invente ainsi le grunge et la noisy pop, bon, ok, Husker Du avait déjà réalisé ce mixte entre une écriture pop et un son rock, mais Bob Mould est tout sauf cool.
Pour la petite histoire, Mascis est également l'auteur de ses pochettes, il a d'ailleurs bien fait de choisir la carrière de guitariste, la preuve :

Par la suite, Lou Barlow s'en ira fonder Sebadoh puis Folk Implosion (comme quoi on peut être cool mais bien faire sentir qui c'est le patron!), Nirvana doublera Mascis sur la route du succès. Dinosaur Jr enchainera quelques autres disques mémorables parfois un peu amochés par sa volonté de devenir guitar hero, se séparera avant de se reformer en 2007 avec le très bon "Beyond".
2 autres pour la route :
17:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.10.2008
Le courage des oiseaux
Par snobisme crétin, j'ai décidé pendant des années de conchier tout artiste français, que ce soit en musique, littérature ou cinoche. Faut dire que jetais un sacré con à cet âge là. certains diront que je n'ai pas changé mais je les emmerde !
Autant la lecture d'un Djian ou la vision d'un Desplechin a tendance à me conforter dans mes erreurs de jeunesse, autant Bashung, Gainsbourg et tant d'autres finissent par me couvrir de honte.
Le déclic se passa en 1992. Alors jeune étudiant, par un soir de déprime (surement un lundi, le reste de la semaine, j'etais en WE), je branchais la radio et tombais sur l'indispensable Bernard Lenoir en compagnie de l'excellent Arnaud Viviant. Je les entends causer du choc de leur vie, de l'emoi qu'ils ont ressenti dans un bar rennais à la découverte d'un tout jeune artiste, auto-produit, à savoir Dominique A.
Déjà, rien que le nom, je rigolais dans ma barbe (c'est une image, je suis glabre comme les fesses d'un bébé) et puis là, la claque, un son enfantin surgit de ma radio, en réalité un petit synthé casio et la voix qui se lance, limite androgyne, bourrée de défauts mais pourtant si douce et naturelle sur un texte intelligent. Enfin un chanteur (ou une chanteuse, j'ai eu quelque doute surtout avec un prénom pareil, sa voix ressemble énormément à celle de Barbara) qui ne surjouait pas, loin de cette varietoche nauséabonde qui envahit encore nos ondes et nos pauvres oreilles de nos jours. Bref, Dominique A n'aurait même pas passer les qualifications de la star Ac' mais c'est peu dire que ça n'a aucune espèce d'importance.
Dès le lendemain et ce, pendant plusieurs, j'arpentais les allées de tout les disquaires du coin pour mettre la main sur mon st Graal, à savoir son album "la fossette". Ce ne fut pas facile mais tel un valeureux chevalier sur son fier destrier, je réussis à atteindre mon but et fourbu mais heureux, put enfin m'abreuver au doux son du clavier de Dominique A.
Par la suite, le son s'est étoffé, les guitares sont arrivées et Dominique Ané a multiplié les œuvres parfois bancales, souvent magnifiques (la mémoire neuve, l'horizon...). Je l'ai vu toujours aussi timide une dizaine de fois sur scène et à chaque fois, le bonhomme a réussi à m'émouvoir et me renvoyer à ce jour de 1992 où j'ai redécouvert qu'on pouvait chanter en français.
14:05 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
18.10.2008
Deus
J'y etais !
Vous ne verrez jamais ma tronche, mais là, au tout début, vous entendez peut-être ma voix, enfin mon cri. Cette chanson de Deus est en effet capable de me rendre complètement maboul, comme un Kelly Slater dévalant sur la vague de sa vie.
Soit dit en passant, si vous voulez bien vous bouger les fesses une fois par an pour bouffer des decibels, de la poussière, de la pluie et autres crêpes-saucisses, c'est à la route du rock de St Malo qu'il faut aller. C'est tous les étés vers le 15 août.
12:36 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.10.2008
Steve Reich
Franchement, je n'ai pas le temps de faire vivre ce blog, en effet, je prends des cours de pianos
22:51 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.10.2008
David Kilgour
Attention, génie !
Bon, ok, celle-là, je vous la fais à chaque fois, mais, sur ce coup là, croyez-moi !
David Kilgour est un musicien neo-zelandais, de l'incroyable ville Dunedin qui à la fin des 70s vit fleurir parmi les plus grands groupes de la terre.
Avec son frère Hamish, il créa The Clean, en 1978 et l'histoire était en marche.
En effet, dès leur 1er morceau, Tally-Ho, un fan décida de créer le meilleur label du monde, à savoir Flying Nun.
The Clean inventa ce son si particulier à la scène neo-zélandaise, fait de guitares tranchantes et de rythmiques sèches comme des coups de trique, comme des Ramones intelligents et dignes des meilleurs Feelies. Sans the Clean, pas de Pavement ni de Yo la Tengo. Vous allez me dire, sans le Velvet, pas de The Clean, mais c'est le cas de tous les groupes du monde dignes de ce nom
Une fois n'est pas coutume, pour découvrir l'univers des Clean, précipitez vous sur une de ces 2 compilations : "anthology" ou la bien nommée "compilation"
En 1991, David Kilgour se lança dans une carrière solo et sortit l'admirable "here comes the cars" sous haute influence reedienne et dylanienne, mais toujours avec cette originalité et franchise propres aux musiciens de Dunedin. C'est exactement le genre d'albums que je ressors systématiquement quand j'en ai marre de tous les buzz de la semaine, quand je ne supporte plus d'avoir le sentiment que tous les disques qui sortent sont calculés en fonction de courbes de vente et de plans media.
Déjà, regardez moi cette pochette, vous avez déjà vu un musicien avec un air si simple ? En un coup d'œil, on a envie de devenir son pote, sachant qu'on pourra toujours compter sur lui, simple et solide comme tous les meilleurs amis. Un ami discret et définitivement touchant

Puis maintenant écoutez-moi ça :
13:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.10.2008
Karen Dalton
J'ai beau cherché dans ma discothèque, dans mes souvenirs, partout, j'en reviens toujours à la même conclusion. Laquelle ?
Que Karen Dalton est dans mon petit cœur la plus belle voix du monde, celle qui me déchire, me coupe le souffle, me scotche, me brule et me transporte.
Certes, Bessie, Nina et tant d'autres, mais aucune voix ne me fait cet effet là. Rien ne sert d'épiloguer et d'en rajouter, juste, ecouter
19:49 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


