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  • colère

    Hier, dernier conseil des ministres avant les vacances, tous les sbires de Sarko sont sortis fièrement avec le nouveau Carla Bruni sous le coude. En voyant ça, j'ai pensé très fort au Wolfhounds.

    Le groupe de Dave Callahan se rappelle à mon bon souvenir, dès que la colère monte, surtout quand le monde musical montre ce qu'il a de plus vil, de plus vide.
     

    Les Wolfhounds ont eu une carrière météorique, 4 albums et explosion en plein vol. Issus de la célèbre C-86 lancé par le NME aux côtés des Wedding Present, Pastels et autres Primal Scream, ils n'ont jamais connu le moindre succès. Pourtant tout était là pour qu'ils deviennent énormes, une guitare aussi géniale que celle de Johnny Marr, un sens mélodique inné et un chanteur extraordinaire aux paroles pleines de colère et de distance face à ce monde de merde.

     

    Lassé par tant d'insuccès, Dave Callahan partit former Moonshake où, comme l'indique le nom du groupe, il quitta les rivages d'une pop rock pour s'engager vers une musique de plus en plus expérimentale et hypnotique à la Can.

     

    Grand, très grand groupe, les voilà en 2006 pour fêter les 20 ans de cette fameuse caissette qui bouleversa l'univers musical anglais et le mien par la même occasion. L'image est tremblotante, mal cadrée, le son est pourri, les cheveux se font rares, les bides ont légèrement gonflé mais bon dieu que c'est bon !

     

     

     

     

     

  • Moose

    Moose est un groupe londonien apparu dans les années 90, celles de mes 20 ans. A cette époque, j'ai été bouleversé par toute cette vague shoegaze et j'ai empilé achat sur achat. 15 ans plus tard, il y en a quelques uns qui prennent la poussière dans un coin (Qui peut encore écouter Revolver ou Loop en 2008 ?). Pourtant au delà des incontournables My Bloody Valentine ou Ride, je me surprends souvent à m'écouter Moose.

    Malgré un charisme proche du néant, c'est un des rares groupes, toute proportion gardée bien sur, qui a réussi le mieux à se démarquer comme  un vilain rejeton du Velvet pour côtoyer la  meilleure pop américaine, qui les influencera de plus en plus tout le long de leur discographie

     

    Un petit extrait de leur 2ème EP; la chanson par laquelle j'ai découvert ce groupe (le clip est vilain tout plein) :

     

     

  • Tortoise

    C'est les vacances et il fait beau et chaud. Et moi, quand c'est l'été, j'écoute du post rock ou du math rock, genre Slint ou Tortoise, allez savoir pourquoi.

     

    J'ai découvert Tortoise en 96 avec la sortie de "millions now living will die", j'avais raté le Slint à sa sortie, je ne pouvais me rater sur cet album que tous les plumitifs rock annonçaient comme le chef d'oeuvre de cette fin de siècle. Bref en parfait petit snobinard indie-rock, je dépensais quelques deniers pour me procurer cette petite chose à la pochette à la fois austère (grise, quoi) et rigolote (les poissons, je ne sais pas pourquoi, les poissons me font rire).

    A la 1ère écoute, je fus tout de suite conquis. Pourtant, partout, j'avais lu "difficile d'accès", "complexe", bla bla bla. Et bien non, la musique de Tortoise est en fait belle et immédiate,  riche en effet dans sa construction mais accessible à mes oreilles. Tortoise en effet n'oublie jamais la ligne conductrice de chaque morceau quelque soit sa complexité et sa richesse.

    Ne serait ce que pour ce morceau d'ouverture "Djed" long de plus de 20 minutes, il faut qu'un jour, fidèle lecteur, tu t'ecoutes cet album, un des rares qui mélangent avec grâce des influences jazz et rock sans faire dans la démonstration stérile.

    Je vous laisse avec "glass museum", fascinant morceau accélérant et ralentissant sans cesse pour mieux vous surprendre